Ce 17 juin 2020, la présence de pesticides dans l'eau du robinet a été détectée par L'association Générations futures, d’après les analyses des Agences régionales de santé. Cette association qui milite contre les pesticides dans l’agriculture, dénonce que l’eau du robinet contient des traces de pesticides et de perturbateurs endocriniens. Ce sont les analyses réalisées par les Agences régionales de santé (ARS), qui contrôlent la qualité de l’eau du robinet qui ont été épluchées.

François Veillerette, président de l’association explique que « Le ministère de la Santé communique chaque année au sujet des situations de dépassement de normes pour l’eau potable. Nous voulions aller voir la nature des molécules, si elle est préoccupante ou pas ».

Ce sont près de 56.8% des quantifications de résidus de pesticides, qui ont été retrouvés dans l'eau du robinet en France. Ce sont des perturbateurs endocriniens.

L’eau potable est l’« aliment le plus contrôlé en France » et doit répondre à des normes très strictes. Pour les pesticides, « on ne doit pas dépasser 0,1 microgramme par litre et par molécule » et 0,5 microgramme toute substance confondue.

L’association Générations futures s’est concentrée sur des molécules au « caractère cancérogène, mutagène ou reprotoxique (CMR) » et au « potentiel perturbateur endocrinien (PE) » selon la classification de l’Union européenne et la base TEDX pour les PE.

Ce sont 8 835 analyses révélant la présence d’au moins un résidu de pesticide, au-delà des limites de quantifications découvertes, sur environ 273 500 prélèvements au total.

Encore très mal informés des effets provenant des perturbateurs endocriniens sur la santé, ils sont néanmoins inquiétants, car les chercheurs suspectent des « effets cocktail » par la présence de plusieurs substances. La majorité des substances découvertes sont des herbicides, dont sept sont interdites depuis les années 2000 (le métolachlore et l’atrazine, des herbicides, l’oxadixyl et fongicide).

Cette cause est le résultat des erreurs du passé. En effet, François Veillerette explique qu’il faut un temps nécessaire pour que les eaux polluées atteignent les nappes phréatiques.  

La présence de ces substances est préoccupante, mais la solution n’est pas de se tourner vers l’eau en bouteille. Générations futures réclame qu’une politique efficace de réduction de l’usage des pesticides soit enfin appliquée. Cet objectif a été repris par l’Union européenne. En mai, la Commission s’est engagée à proposer de réduire de moitié « l’utilisation de pesticides » d’ici 2030.

Mettre un filtre sous évier de type EMMO est la solution parfaite. Celui-ci retient plus de 99% des pesticides et herbicides présents dans l'eau mais aussi le chlore.

Il est important de rappeler que le chlore -aussi- à dose régulière dans le temps est un perturbateur endocrinien.
Pourquoi alors ne parle-t-on jamais de cette solution écologique et peu coûteuse dans les médias ? Nous savons tous que ces substances plus ou moins toxiques seront toujours présentes dans l'eau du robinet.